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Expérience vraie de la vie après la mort

Il y'a de cela un an et demi, j'ai eu la chance de rencontrer un homme qui avait un grand désir ; que son expérience de mort imminente déroulée il y'a de cela 52 ans, soit écrite et partagée.

 

J'ai été l'élue, l'écrivaine choisie. Je vous partage cette histoire vraie.

Au-delà du voile de l’illusion

 

La voiture que je conduisais il y a quelques secondes plus tôt se trouvait là, gisant banalement sous ce que j’étais devenu, âme flottante et confuse. Dans l’habitacle, mon corps inerte, en position vulgairement pliée, était immobile.

 

Je m’efforçais de percevoir une certaine émotion à la vue de ce corps, lequel je savais qu’il s’était endormi pour longtemps. Il avait été mien depuis près de vingt-deux ans déjà. Il m’avait conduit à l’église presque tous les dimanches, et ce, depuis bon nombre d’années. L’âme légère et libre que j’étais présentement avait vécu en lui. Je me devais de ressentir de la peine, de la colère ou, au moins, un simple petit signe émotionnel…

Étrangement, j’étais insensible. Tout était neutre. J’essayais d’avoir des sentiments à l’égard du temple que fut mon corps, mais j’en étais tout simplement incapable. Mon regard vacillait entre la carcasse brouillée de l’amas de métal et celle de mon enveloppe corporelle brisée. Tout était clair en quelque sorte.


Mon ressenti, en observant ce corps inerte était le même que celui en regardant la voiture ayant quitté sa route accidentellement : les deux possédaient la même valeur.

 

Tout était neutre.

 

Tout ce que je comprenais était que j’étais en présence de deux moyens de transport ; la voiture et mon corps. J’étais indifférent tant pour l’un que pour l’autre.

 

Après quelques instants intemporels de confusion, la réalité de ce que je croyais être une vérité sur l’entièreté de mon existence m’avait frappé de plein fouet :

 

- Ça y est. Je m’en vais en enfer. J’ai vécu une vie différente de celle dont j’étais censé faire, selon le curé, le prêtre, la religion, la société, et tout cela…

 

En laissant voguer ce discours en moi, les dimensions physique et matérielle de ce que fut mon existence devenaient de plus en plus floues, quasi invisibles. Il m’amenait à comprendre que tout cela, en fait, ne subsistait que dans ce plan de conscience, dans cette perspective terrestre.

 

Une phrase se répétait en écho : le matériel n’existe pas, le matériel n’existe pas, le matériel n’existe pas.

 

J’ai alors amorcé mon ascension vers le haut jusqu’à ce qu’une porte apparaisse dans mon champ de conscience. Évidemment, le catholique indiscipliné que je fus présumait que c’était celle de l’enfer. J’ignore totalement pourquoi je pensais de la sorte et tout ce que je savais était que cela devait en être ainsi. Tout simplement. Il était difficile de dire si je voyais vraiment une porte ou si elle n’était que le fruit de mon imagination. Une chose certaine, c’est que j’avançais vers elle pour la franchir.


En passant le seuil, à mon grand étonnement, ce que j’étais continuait de s’élever plutôt que de s’arrêter, comme je l’avais cru.

 

- Eh bien, voyons ! J’ai franchi la porte de l’enfer et je suis toujours en pleine avancée… Bon ! Eh bien, tant mieux ! Je dois sûrement me diriger vers le purgatoire, tout simplement.


Je me rappelle que les curés me disaient que je ne resterais là qu’un bref moment et, qu’après, j’irais au Ciel.

 

En toute résilience, j’ai pensé :

 

- OK, c’est correct. Je peux aller faire un petit tour là. 


Une seconde porte apparut devant moi. Je l’ai franchie.
Encore une fois, rien ne s’est produit… Nul enfer, nul purgatoire…

 

Le monologue que j’avais commencé plus tôt continuait :

 

- Super, il ne reste qu’une place dans ce cas-là ! ; le paradis, le Ciel ! Hum ! Attends minute… ! Je vais rencontrer toutes sortes de gens à cet endroit… Des Africains, des Chinois, plusieurs ethnies différentes. Je ne parle que français, comment me comprendront-ils ? Que vais-je donc faire ?

 

J’étais confus entre ce qu’il adviendrait de mon âme et ce qu’il se passait réellement. J’étais encore en mode mi-vivant, mi-mort. Mi-humain, mi-âme. Ma conscience était toujours limitée par l’esprit qui habitait en moi de mon vivant. Celui qui raisonnait, qui réfléchissait, mon ego, en quelque sorte, continuait à essayer de comprendre.

 

En songeant à tout cela, un majestueux tunnel apparut devant moi. Je vous avoue avoir de la difficulté à employer ce mot-là puisqu’il est loin de se dessiner tel que nous le concevons avec nos yeux physiques. Sur terre, la lumière paraît de couleur blanc-jaune alors qu’au fond là-bas, c’est vraiment très brillant. Mon ego se manifesta de nouveau :

 

- Je dois fermer les yeux. C’est bien trop éblouissant. J’en serai aveuglé !

 

Malgré les protestations de mon mental, j’ai tout de même posé les yeux sur ce merveilleux spectacle. Cette lumière divinement blanche était d’un amour, d’une douceur déconcertante. Elle était à la fois douce et invitante, légère et soyeuse. Je pouvais très bien la voir et j’ai donc décidé d’avancer en cette direction jusqu’à ce qu’un être se dessine devant moi. C’était bien différent de ce que l’on mentionnait sur terre. Aucun aspect physique, aucun regard, aucune bouche… Une énergie, tout simplement sans forme, se trouvait face à moi. J’étais en totale communion avec elle, comme si elle était moi, comme si nous ne faisons qu’un. En fait, nous n’étions qu’un. Aucune division. Seulement Tout.

 

D’autres personnes apparurent autour de moi. Je les ressentais sans toutefois être en mesure de les identifier. Elles étaient là, tout simplement.

Tous les gens que j’avais connus dans mon existence étaient encore vivants. Il m’était alors bien concevable que je ne puisse reconnaître quelqu’un ici haut. Je me suis donc mis à échanger avec eux.

 

Tout était simple et fluide. Télépathiquement, nous échangions des mots de bienvenue. Par la pensée, des discours s’entamaient, plusieurs à la fois, nullement affectés par les séquences temporelles telles que nous les connaissions sur terre. Tout se déroulait simultanément. Aucun langage n’existait mis à part celui de la pensée. Aucune dimension de temps ni d’espace.

 

Vous pensez à quelque chose, je l’entends. Je pense à quelque chose, vous l’entendez. En fait, vous le ressentez, vous le vibrez, vous êtes cette pensée.

 

À ce moment même, dans ma conscience, la terre et le matériel n’existaient plus. Tout ce que fut ma vie était devenu insignifiant, sans importance.

 

J’étais rendu là où je suis, dans un bien-être total, et j’acceptais ce chemin lumineux qui se présentait devant moi.

 

J’étais mort et cela me convenait très bien.

 

J’ai donc continué mon ascension jusqu’à ce que je me retrouve dans un lieu similaire à nos salles de classe sur terre. Bon nombre de bureaux s’étalaient devant moi et, derrière ceux-ci, des êtres y étaient installés. La pièce était parfumée par d’innombrables fleurs colorées qui se trouvaient tout autour et il m’était possible de dialoguer avec elles. En fait, le discours s’enclenchait instantanément. Pensée en pensée, j’échangeais avec ces merveilleuses créations florales de Dieu. Elles me répondaient, au gré de mes sensations. Elles étaient vivantes comme celles sur terre, agréablement vivantes. J’étais heureux qu’elles soient là. Tout était positif depuis le moment où mon âme avait quitté mon corps et je vibrais avec joie dans ce monde infini d’Amour et de Douceur.

 

Tout était inconditionnel. Juste de l’Amour Pur.

 

Chaque être qui se trouvait derrière les bureaux était reconnaissant d’être ici. Même si leur énergie se différenciait les unes des autres, ils étaient complets dans leur essence. 


Certains étaient plus petits que d’autres, mais tout cela n’avait aucune importance. Ils étaient remplis de leurs arômes, de leurs esprits. Différentes énergies vibrant sur divers niveaux spirituels se présentaient devant moi. Les terriens et ces êtres aspiraient tous à évoluer de plus en plus, spirituellement parlant, et ils m’apprirent que la terre était un lieu bénéfique pour l’épanouissement des âmes, et ce, de manière très rapide. La formule était simple : plus je vivais d’émotions sur ma planète, plus j’évoluais rapidement. Je réalisais donc ainsi que si je choisissais de demeurer dans cette classe, j’allais évoluer beaucoup plus lentement que si je retournais dans ma maison physique.

 

J’avais cette option qui se présentait à moi.

 

Les êtres devant moi étaient ravis d’être en ce lieu, qu’importe si leur énergie était petite ou grande, ils avaient accepté de progresser spirituellement plus lentement que ceux incarnés sur terre. Ils étaient heureux et voulaient y rester, car ils étaient comblés à cent pour cent. J’ai donc souhaité m’installer auprès d’eux afin de jouir moi aussi de ce bonheur incommensurable… Cependant, cela m’était impossible.

 

L’un d’entre eux me signifia que je devais retourner sur terre.

 

- Pardon ? Pas question ! Je veux rester ici. On est super bien… C’est merveilleux. Tout est apaisant. Rien de lourd, rien de négatif. Je veux continuer de baigner dans l’amour, d’être l’Amour. Cela ne me dérange pas de ne pas cheminer rapidement. Je vois les étapes spirituelles à franchir plus loin là-bas et je préfère m’y rendre tranquillement. Je ne suis pas pressé. Je veux rester.

 

- Non. Tu dois retourner sur terre parce que ta progression spirituelle est plus rapide.

 

- Je m’en fiche ! Je ne suis pas intéressé. Je ne suis pas pressé. Je désire demeurer avec vous.

 

Cependant, malgré mes pensées ainsi étalées, il m’incitait à retourner sur terre pour accomplir de grandes choses. L’un me présenta alors l’existence qui m’attendait si j’y retournais, comme un film affiché au grand écran. J’ai appris à ce moment qu’il y avait une ligne imaginaire, un mur dressé devant moi et que, lorsque je le traverserai, toute ma mémoire concernant tout ce qui m’avait été dit disparaîtrait. J’oublierai ainsi les motifs de mon retour, et toute la vie qui venait de m’être dévoilée…

 

Je ne me souviendrai que de ces mots qui sont posés ici sur papier…

 

Après le visionnement de ce que serait la trame sonore de mon existence, pour une raison que je ne me rappelle plus, je choisis de redescendre habiter ce corps qui gisait dans le coma, à l’hôpital.

 

52 ans plus tard, effectivement, je ne me souviens de rien, mis à part ce que vous, lecteurs, lisez présentement. Je sais que je devais revenir sur terre, car j’avais une grande mission
d’aider des personnes qui avaient besoin de moi. Cela, je le ressens, je le vis en moi.

 

Malgré toute la Lumière dans laquelle j’ai baigné le temps d’un coma physique sur terre, je devais réintégrer mon corps, car celui-ci était encore vivant. Faible, mais vivant.


Un élément clé cependant a été gardé en mémoire ; je sais exactement pourquoi je devais oublier tout ce qui s’était passé en haut. En fait, j’ai oublié le plus important et la raison qu’Ils m’ont donnée était celle de la liberté.

 

Liberté et libre arbitre.

 

Lorsque vous êtes incarné sur terre, vous devez être capable de prendre vos propres décisions, et ce, de manière totalement libre.

Dieu n’a-t-il pas dit et redit que le libre arbitre était le bien le plus précieux que chaque âme possédait ?


L’outil le plus puissant. Il ne pourra jamais aller à l’encontre de votre libre arbitre et c’est ainsi que vous pourrez vous rappeler, au fil du temps, qui vous êtes vraiment.

 

Lorsque vous vivez votre incarnation terrestre, vous devez être libre de choisir, et ce, sans être influencé par des êtres spirituels. Vous le serez socialement. Les gens tout autour pourront vous aider à choisir, mais concernant le plan spirituel, tout doit venir de vous. Les humains peuvent vous donner des conseils. Les humains, et seulement eux. Les anges vous laissent être. Ils vous permettent de vivre vos propres expériences, en sachant que tout, entièrement tout, est ce qui se doit d’être. Que la conception du bien et du mal est une invention de l’esprit humain…

 

Et voilà. Après tout ce beau voyage, je suis retourné dans mon corps. C’était étroit, serré et très inconfortable. Je me sentais si petit après avoir connu la grandeur d’être « Tout » à la fois. Je me suis réveillé en me disant que je me devais d’écrire tout ce beau voyage. C’était tellement beau, tellement grand. Les gens doivent connaître la Bonne Nouvelle.

 

Avant cet accident, je me rendais à l’église tous les dimanches, car je refusais d’aller en enfer et d’y vivre les pires supplices. Ce grand voyage m’a appris que la religion est créée par les hommes, pour les hommes. Pour plusieurs d’entre nous, la religion aide beaucoup, bien sûr, mais il faut garder à l’esprit que la vérité réside dans les cœurs de toute âme incarnée. La vérité est si simple telle qu’elle est, et son omission est volontaire afin de pouvoir en goûter la partie vivante.

 

Chaque âme incarnée oublie d’où elle vient et qui elle est afin de pouvoir expérimenter des apprentissages qui l’exposeront à se rappeler. Pourquoi oublier, si ce n’est pour passer notre vie à tenter de nous souvenir ?

 

Afin de pouvoir vivre l’expérience de Dieu.

 

Lorsque je me suis réveillé, je me souviens m’être trouvé niaiseux d’avoir accordé tant d’importance à tout ce qui était vain et matériel ici sur terre. Ma voiture que je chérissais tant n’avait plus la même valeur que celle que j’y accordais avant mon accident. Mon corps non plus. Tout ce qui m’importait était la spiritualité, le monde puissant et créatif de la pensée. Tout ce que je me devais de travailler était d’apprendre à les utiliser pour construire mon monde physique. Je devais m’exercer pour apprendre à vivre dans l’Amour et la Lumière, pour édifier la facette divine de mon essence et y vivre en permanence.


Nous sommes venus expérimenter cette expérience terrestre afin d’intégrer des notions très importantes du monde spirituel. 


Nous ne sommes pas venus sur terre pour vivre dans un monde spirituel, nous sommes des êtres spirituels venus sur terre pour vivre une expérience terrestre.

 

Là est une des grandes clés de notre incarnation terrestre. Et là aussi gît un des plus grands éloignements de l’incarnation que nous sommes venus vivre ; beaucoup d’entre nous fuient dans la spiritualité dans le but de ne pas vivre les aléas du monde émotionnel, lequel est riche d’expériences. Dans la peur de la douleur, de l’erreur, plusieurs se refusent de vivre la puissance du monde émotionnel qui existe sur terre. Pourtant, c’est bel et bien ce que nous sommes tous venus faire sur terre :

 

VIVRE UNE EXPÉRIENCE TERRESTRE AFIN DE FAIRE L’EXPÉRIENCE DE DIEU !

 

Dès mon réveil, j’ai pensé à Bob. Bob était l’ami qui m’accompagnait comme passager lors de l’accident de voiture. Je me suis tout de suite souvenu de lui et j’ai interrogé les docteurs pour savoir où il était. Ils m’ont répondu qu’il était à l’étage inférieur. J’ai demandé à le voir, mais ils m’en ont refusé le droit. En vérité, il était décédé, mais ils refusaient de me l’avouer. Je l’ignorais à ce moment…

 

Jusqu’au moment où Bob vint me voir pour me remercier. Dans cet accident, j’avais fait ce qui était demandé et il était temps pour Bob de partir, de retourner à sa vraie maison. Je l’avais aidé à traverser cela, à l’accompagner vers sa destination par le biais de la mort physique. Je n’ai jamais été capable de ressentir de la peine pour mon ami décédé ni de la culpabilité. Autant nous vivions une complicité sans limites de notre vivant en plus d’un avenir prometteur ensemble, autant Bob était dans la grâce que ce départ soit survenu le menant ailleurs dans son cheminement spirituel.

 

Il m’était impossible d’avoir des sentiments négatifs à l’égard de cet événement. J’en étais incapable.

 

J’ai reçu un grand enseignement de cette expérience : ma foi, si salutaire. J’ai pu entamer l’autre portion de ma vie en ayant la conscience que j’étais responsable de TOUT ce qui m’arrivait, de tout ce qu’il se produisait dans mon existence. Je n’étais pas une victime de ce monde et, en fait, je ne l’avais jamais été.

 

J’en étais le seul Créateur.

 

À l’égard de tout ce qui se présentait à moi, même les événements plus difficiles, comme la mort et la souffrance, je prenais conscience que cela avait été alloué à la suite d’un oui de mon âme. Tout ce qu’il se produisait était le résultat de ce que mon âme et celle des personnes concernées avaient acquiescé. Nous sommes tous chacun d’entre nous, reliés par des cordes, des fils invisibles à l’œil physique. Ceux-ci, cependant, se ressentent par l’ouverture du cœur… Il peut paraître difficile de croire que la mort d’un être cher a été acceptée par mon moi le plus profond. Pourtant, la souffrance qui émane de ce départ physique n’est le résultat que de l’ego et de l’attachement, l’expérience humaine dans sa plus belle forme ! L’être conscient sait que ce départ est une joie, une libération et une transition pour un autre voyage enrichissant sur d’autres plans… Mon être, béni par l’expérience de mort imminente que j’avais vécue à mes vingt-deux ans, me permettait de savoir cela.

 

L’humanité danse sur la même trame sonore… Nul n’est séparé.


N’oubliez jamais : nous ne sommes pas des âmes différentes incarnées dans des corps… Nous sommes des corps différents incarnés dans une seule et même âme !

 

Écrit par Nathalie Bellerose-Hamel

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