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Âme-sœur, la rencontre...

 

32 ans. 32 ans à vivre dans l’illusion de l’amour et à croire que j’aimais. Désolé pour les anciens qui liront ces mots … Je vous ai aimés non sans jamais étouffer cette peur criante en moi… Vous connaissez mon discours ; « Je vis au jour le jour, on verra en temps et lieu…. » Vous avez eu des rêves de grandeur, de famille et de maison… J’étais mille lieux derrière virevoltant parmi les papillons et les fleurs de ce monde intérieur imaginaire, dans ma protection glacée rose. Vous m’avez dit « je t’aime » et je vous répondais la même chose non sans ressentir ce sentiment d’imposteur. Je ne vous ai pas menti. Je vous aimais bien sûr, selon ma conception et la connaissance de ces cinq petites lettres éparpillées en ma tête. Entre elles s’insurgeaient d’autres questions : « Et si ce n’était pas le bon? Qu’est-ce que l’amour? L’amour sans souffrance existe t ‘il? Est-ce que je l’aime vraiment?…»

 

Et plus profondément s’insérait viscéralement cette sensation de savoir que je n’étais tout simplement pas avec le « bon ».
Une utopie, vous direz… J’étais avec le « bon » selon la vibration que j’imprégnais en ce « moment présent » mais je n’étais pas avec le « bon » selon ce que mon âme me criait viscéralement.
J’ai prétexté des phrases du genre : « C’est un mauvais timing, j’ai besoin d’être seule, j’ai besoin de repos… »

Et je me suis cru.

Oui, je me suis incroyablement cru derrière ma prison de peurs pendant des décennies. J’étais la femme incapturable, volatile et libre comme le vent… Mes amies les plus intimes m’ont imaginées vieillir seule, heureuse avec mes chats dans ma petite cabane à l’orée d’un bois « nowhere ». J’étais catégorisé comme telle, et cela me convenait. J’étais cette femme qui, blessée par l’amertume du pouvoir destructeur de la peur, avait choisi son clan tout en croyant être dans l’autre… J’étais ce corps fuyant dans cet esprit d’acceptation. J’étais cette tête folle et heureuse dans la discordance de ces mots machinalement créés : «Je suis heureuse ainsi » tout en écrasant du pied de l’inconscience ce rêve d’un amour vrai qui pointait le bout du nez à l’occasion. J’avais cru et je n’y croyais plus.
Jusqu’à ce jour.
Jusqu’au jour où, en communion accord avec tout ce que j’étais, sereine et paisible, mes pas foulèrent le sol du petit resto Anselme du coin.
Cette matinée où, avant de quitter le seuil de ma porte, ai constaté mes vêtements dépareillés tout en haussant les épaules me déclarant à haute voix : « Bah! Anyway, je ne vais pas rencontrer l’homme de ma vie ! »
J’ignorais à ce moment qu’à peine 120 secondes plus tard, j’allai croiser le regard de celui qui tomberait amoureux de ma simplicité…
Ce regard que j’allais contempler encore et encore pour bien longtemps… J’ignorais tout cela et c’est en marchant dans ma petite bulle, que j’ai poussé la porte de ce restaurant nommé Anselme. Ans

elme, sonne bien avec « On s’aime », non?

De ce déjeuner qui allait durer pas moins de quatre heures, j’avais rencontré cet homme qui partage ma vie présentement…

32 ans. 32 ans, à croire à tort que j’avais tout connu de l’amour. À croire que je n’avais plus rien à apprendre de ce sentiment. 32 ans à vivre dans le voile de l’illusion… En vérité, j’avais toujours vécu sous l’emprise de la force opposée de ce mot; la peur.

Puis, je l’ai rencontré lui. Cette étoile venant de nulle part, tombée du ciel pour atterrir dans ce monde terrestre. Celui qui a envoyé d’un seul coup de pichenotte, valser toutes mes peurs quelque part ailleurs que dans mon univers. Cette âme que mon âme attendait depuis si longtemps… Celui qui, pour la première fois de ma vie, insurgea en mon être la conviction profonde que c’était « le bon ». Celui pour qui, chaque pensée m’amena à la construction d’une vie jamais explorée auparavant ; mes rêves d’une géante et solide famille. Cette identité, cet être, qui me fait connaître la vraie signification de l’amour vrai.

J’ai réalisé, de cette union, que je n’avais jamais réellement aimé.

Et depuis, les chansons d’amour ont pris une toute nouvelle voix, un tout nouveau sens. Mes pensées de peur se sont transformées en pensées pures d’amour donnant naissance à tous mes vieux rêves oubliés. Dorénavant, mes yeux croisent les maisons coquettes à vendre à l’orée des bois et ma main caresse ce ventre plat qui grossira certainement un jour… Mon autre main cherche sans cesse ses doigts masculins se refermant sur les miens. Ma voix chante l’amour à chaque mot prononcé. Mon âme redevient cet enfant confiante et innocente n’appréhendant plus les aléas douloureux de l’amour, comme si je n’avais jamais connu le revers de celui-ci. Ma disquette mentale s’est complètement reformatée, lorsque dans ses bras, je me suis logé.

Je suis repartie à neuf, comme une enfant vivant dans la naïveté de l’amour, et je n’ai plus peur.

D’un seul souffle, nous nous comprenons.
D’une caresse, nous nous ressentons.
D’un regard, nous voyageons.
Les mots n’ont plus aucun sens dans la vérité de l’Amour…

 

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